Actualités

Tenez-vous informés des nouvelles du Self Data et du projet MesInfos : retrouvez nos dernières publications, comptes rendus des ateliers/des rencontres, et participez aux événements sur notre blog !

Identifier les besoins communs des innovateurs du Self Data

atelier_mesinfos_24_sept_photo1

Auteur : Manon Molins

Date : 1 octobre 2014



La semaine dernière, nous avons eu le plaisir d’animer le premier des trois ateliers de la nouvelle saison MesInfos. La session s’est tenue dans les locaux de Cap Digital avec des participants de tous horizons – partenaires, fournisseurs de services, grandes organisations, innovateurs – réunis atour de l’enjeu de l’écosystème des services du « self data », afin de produire une cartographie autour des services (en pièce jointe dans ce billet).

Après deux saisons riches en productions et expérimentations, la troisième saison du projet MesInfos se concentre sur les opportunités et les défis du “Self Data”. Le premier atelier avait pour but de cartographier ce qui évolue aujourd’hui sur ce marché, en terme de services. Or si celui-ci est en train de se densifier, il n’est ni structuré, ni forcément bien identifié.

L’enjeu de l’atelier consistait donc à la fois :

• à identifier les univers d’usages plus denses que d’autres, ceux où les services et innovateurs sont nombreux, ceux où il y a matière à coopération aujourd’hui ou à court/moyen terme ;
• à identifier les besoins communs des acteurs du secteur : services, couches de services, fonctions, infrastructures, architectures… qui pourraient servir à de nombreux autres acteurs.

Ce travail se complètera par 2 ateliers supplémentaires :

• Un atelier sur les “Business Models du Self Data” (7 octobre)
• Un atelier sur les “Grands défis” du Self Data (défis techniques, juridiques, économiques, …)

Ci dessous, les slides de présentation :

atelier_mesinfos_24_sept_slides

1- Cartographier le Self Data

La Fing a travaillé sur une première carte du “Self Data”, à travers une série de services emblématiques des 7 domaines d’usages identifiés pendant l’expérimentation MesInfos. Cette carte a été préparée et nourrie par Manon Molins (équipe MesInfos) et enrichie par les participants, elle reprend les échanges de l’atelier sous forme de cartographie :

Carte : Le paysage du « Self Data »

À noter : Beaucoup des services se basent sur les “données actives” : celles qui doivent être saisies par les individus avant de pouvoir en faire usage. Si nous en avons inclus certains, nous nous sommes surtout concentrés sur les services utilisant des données passives, c’est à dire collectées automatiquement – à travers les objets connectés – ou récupérées par d’autres intermédiaires. De plus cette cartographie présente des services existant dans divers pays, certains étant distribués uniquement aux États-Unis.

2 – Identifier de possibles passerelles entre les services

Après avoir enrichi la cartographie par l’ajout de différents services, l’atelier a permis d’imaginer ce qu’ils pourraient s’apporter entre eux. Des passerelles entre services et entre domaines d’usages ont donc été pensées :

Des comparateurs qui pourraient enrichir leur proposition de valeur : “si je sais comparer quelque chose (par exemple, des tarifs de fournisseurs d’énergie), et que je suis une référence dans ce domaine notamment en terme de confiance et de neutralité je devrais pouvoir comparer autre chose (tarifs d’assurance, de mutuelle, etc.).

Des services autour de la contribution qui bénéficient aussi à l’individu : “proposer de mettre à disposition mes données de mobilité, de santé… anonymisées, pour alimenter des recherches, c’est bien, mais il faut d’abord que ça me serve à moi”.

“Décision et action” et “Connaissance de soi pourraient particulièrement avoir du sens avec les données d’opérateurs télécom.

Les univers  “Conscience et Contribution ont un lien : agir en contribuant peut permettre d’agir selon mes valeurs.

 atelier_mesinfos_24_sept_photo1

Une réflexion collaborative, animée par l’équipe MesInfos

3 – Identifier les besoins et architectures communes

L’enjeu de la 3e partie de l’atelier était d’identifier les points récurrents, les préoccupations partagées, les besoins communs à beaucoup d’acteurs.

Existe-t-il des fonctionnalités/univers d’usage qui fédèrent des projets?

De quoi les innovateurs du Self Data pourraient-ils tous (ou une bonne partie d’entre eux) avoir besoin à l’avenir ? Qu’est-ce qui pourrait être nécessaire à l’essor de nombreux acteurs ?

Parmi ces besoins communs, y en a-t-il qui ne sont pas du tout satisfaits, et qu’il faudra inventer ?

Des besoins plutôt anciens, sur lesquels certaines briques de réponses existent : 

  • Les fonctions d’identité : pouvoir faire “transiter” de l’identité d’un service à un autre. Ex : IdeNum qui favorise l’émergence d’une identité numérique interopérable (LaPoste, Solocal, Crédit Mutuel, Caisse des Dépôts).
  • Des standards de data (structuration des données)
  • Des APIs ouvertes, partagées
  • La portabilité :
    • des données : apporter avec soi tout son investissement en sociabilité, en production de contenu… vers un autre opérateur.
    • de la réputation (ex : ma réputation sur eBay vaut aussi sur un autre service de transaction)

 S’ils peuvent s’avérer commodes, de tels systèmes peuvent en même temps produire des artefacts et induire de l’obligation à publier un score, de réputation par exemple (“si X ne veut pas publier son score, c’est qu’il a quelque chose à cacher…”).

  • Effacement et droit à l’oubli : “j’efface un contenu, une donnée depuis un endroit et elle s’efface aussi ailleurs”
  • Des licences d’utilisation des données (“Persistance des licences” / sticky policies) : comment s’assurer qu’une autorisation donnée au début du cycle ne se perde pas au bout de X traitements de données ?  Ou que les données viennent accompagner un certain nombre de règles d’usage ?
  •  La sécurité, mais qui n’est pas à proprement parler une fonction transversale (chaque système a ses spécificités)

Des réponses plutôt neuves, à creuser, inventer… : 

  • Des compétences métier, transversales (des nouveaux métiers) :
    1. Des fonctions marché, qui organisent la rencontre entre l’offre et la demande, pour le compte des entreprises et des individus (ex : majordomes, 1/4 de confiance…). Cependant : est-ce qu’organiser des appels d’offres personnels ou groupés est la même chose dans le tourisme, pour un gros achat, etc…?
    2. Un service client transverse (“aiguilleur”)
    3. Un médiateur des data, qui aiderait les individus à s’y retrouver, à qui s’adresser en cas de problème, etc.
  • Un “tiers certificateur” qui certifie que les services sont bien “au service” des individus, et qu’ils ne sont pas là pour récupérer des données et les transmettre à d’autres
  • Une infrastructure permettant de mettre les données en commun sans pouvoir les croiser pour les organisations… et permettant tout de même les comparaisons pour l’utilisateur, avec d’autres ?

Ceci conclut le bilan de cet atelier, merci à tous les participants ainsi qu’à Cap Digital pour son accueil, rendez-vous mardi prochain pour imaginer et construire les modèles économiques du Self Data ! Inscription ici





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Les prochains événements !


MyData 2017 – 30 août au 1er septembre – Tallinn & Helsinki

En savoir plus