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Concept de services: le relevé bancaire intelligent

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Auteur : Daniel Kaplan

Date : 22 octobre 2013




Le « relevé bancaire intelligent » met en relation les informations de vos relevés bancaires, avec les actions « réelles » qui sont la source de la dépense ou de la rentrée d’argent. Il vous permet en quelque sorte de naviguer dans vos données personnelles à partir d’un point de départ original : votre relevé bancaire.

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Mises en situation

Karolyn, e-shoppeuse compulsive, s’appuie sur son relevé de dépenses cartes pour suivre toutes ses commandes, savoir quand elles arrivent, commenter le produit ou le vendeur…

Sa maman, petite entrepreneuse, pointe et contrôle toutes ses dépenses et celles du foyer dans son ensemble.

A toutes les deux, le relevé bancaire intelligent sert de tour de contrôle.

Scénario dans la plate-forme de l’expérimentation MesInfos

  • Du relevé bancaire à ses « sous-jacents » : plusieurs lignes du relevé bancaire deviennent également des liens, soit vers la « pièce comptable » associée (la facture, le ticket de caisse), soit vers des « indices » associés : le mail d’un e-commerçant confirmant une commande, la page du site d’e-commerce où la commande a été passée, la géolocalisation d’un magasin ou d’un distributeur de billets… L’utilisateur peut également associéer lui-même, manuellement, des informations à la ligne du relevé : une URL, un fichier associé…
  • Pointage et notification : le service vérifie automatiquement toutes les dépenses de plus de X euros (X est évidemment paramétrable) et signale à l’utilisateur les seules dépenses pour lesquelles il n’a pas trouvé de « sous-jacent ». Il classe également les dépenses concernées, en commençant pas les « non pointées » (pas de sous-jacent trouvé) et en suivant par les « pointées ». L’utilisateur peut cocher ou décocher les dépenses qu’il reconnaît ou non. De cette manière, le pointage devient très rapide et l’utilisateur peut concentrer son attention sur les quelques dépenses significatives sur lesquelles il a un doute.
  • Les flux réguliers : l’application reconnaît les dépenses périodiques, qui reviennent de manière régulière, les attend ou les compare et les associe si possible avec leurs « sous-jacents ». Elle alerte en cas de retard ou de montants très différents de la moyenne (ex. fort dépassement de forfait téléphonique, facture de gaz excessive signalant peut-être une fuite…)
  • Rendre visibles les dépenses « invisibles » et répétitives, par exemple… les frais bancaires, « commissions d’intervention » et autres… La base à soi tout seul d’un « business model », grâce aux économies réalisées ?
  • Analyse budgétaire automatique à partir des catégories de dépense : plutôt considérée ici comme un mode de navigation parmi ses données qu’une analyse budgétaire à part entière.

Les fonctionnalités en détail

  • Lien automatique entre une écriture bancaire et son/ses sous-jacent(s) : lien bijectif avec une pièce comptable ; lien surjectif avec 1 à n « indices » qui fournissent des éléments de contexte (email, page web, localisation, etc.)
  • Lien manuel entre une écriture et, soit une URL, soit un fichier.
  • Pointage automatique à partir de seuils de dépenses ou recettes, produisant des tris et des alertes.
  • Lien avec des fonctions éventuelles de classification des écritures présentes ailleurs dans MesInfos.
  • Envisager une navigation de type « agenda », les dates correspondant, soit aux dates d’enregistrement des écritures bancaires, soit aux dates des actions sous-jacentes (« ce que j’ai acheté tel jour »).
  • Fonction annexe possible : derrière un placement financier collectif (ex. Sicav), accéder aux détails, à la liste des entreprises financées, etc.

A qui ce service s’adresse-t-il ?

  • A tous les individus détenteurs de comptes bancaires, particulièrement à ceux qui n’aiment pas pointer leurs écritures

Bénéfices utilisateurs

  • Pointer pour ceux qui ne pointent jamais : sérénité, confiance
  • Naviguer autrement dans ses données
  • Suivre ses achats en ligne, leur avancement, l’état des garanties…
  • Fournir des éléments de preuve dans des discussions avec des entreprises, par exemple en cas de différend

Données utilisées

  • Ecritures bancaires
  • « Pièces comptables » : ticket de caisse Intermarché, facture Orange, quittance Axa…
  • « Indices/Contexte » : e-mails de confirmation de commande, historique web et saisies dans des formulaires (Privowny), géolocalisation (par ex. d’un distributeur de billets)…
  • Données des professionnels Pages Jaunes

En quoi ce service est-il innovant ?

  • Un tel service n’existe nulle part, parce que seul le croisement des données dans un espace propre à chaque individu (ou foyer) le rend imaginable

Quels modèles économiques ?

Le service peut être offert :

  • Par une banque, qui le facture dans le cadre de ses « packages » de services
  • Par un tiers, qui le valorise sur la base des économies réalisées et du temps gagné : « tour de contrôle », « redresseur de torts »…

 

Schéma de fonctionnement du "relevé bancaire intelligent"

Schéma de fonctionnement du « relevé bancaire intelligent »





Cet article a 1 commentaires


    Jean-Luc STRAUSS

    la récupération des sous-jacents doit bien sûr être automatique
    par exemple lors des écritures de prélèvement EDF, Orange, etc…. ces prestataires envoient également les factures correspondantes ce qui permet de les historiser en mode « coffre-fort » MAIS SURTOUT d’y accéder simplement par la ligne d’écriture alors qu’actuellement c’est la galère de retrouver ces e-factures sur chacun des sites des prestataires avec chacun un mode d’accès particulier: uderId, mot de passe, navigation, durée de rétention, etc…

    Il faut savoir que cette fonctionnalté est STANDARD au BRESIL grâce à une normalisation des envois de factures de concert avec les envois de demande de prélèvements/virements

    on pourrait également y adjoindre les images-chèques si difficiles à récupérer après leurs émissions/dépôts et on sait qu’il n’est pas si facile de savoir à quelle opération et correspondant ces chèques se réfèrent alors que les banques créent pour elles-mêmes ces images-chèques et les archivent

    bref, on peut effectivement imaginer une vie meilleure autour du relevé de compte qui devient ainsi un outil dynamique, un veritable outil de vie financière pour le client.

    B-))
    Jean-Luc



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