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L’identité augmentée

Schéma intentcasting

Auteur : Daniel Kaplan

Date : 21 octobre 2013



Les fournisseurs qui me proposent des services ont-il réellement besoin de savoir qui je suis et où j’habite ? Non ! Il leur suffit juste de savoir si je suis solvable, si je suis habilité à conduire ou même, si j’ai bien fréquenté l’hôtel dont je viens de commenter la fiche dans Tripadvisor – et être ainsi crédible. Qui de mieux qu’un « Quart de confiance » pour assurer ce rôle ?

Mises en situation

Jeanne vient de passer un week-end désastreux dans un hôtel de Perpignan. Elle soumet un commentaire très négatif sur un site spécialisé. En le validant, elle clique sur « avis certifié ». Elle s’identifie auprès du quart de confiance, qui dispose à son tour du droit de « voir » certaines de ses données dans sa plate-forme MesInfos : Jeanne était bien à Perpignan ce W-E, elle a bien dormi à cet hôtel (géolocalisation) et elle a bien payé la note (relevé bancaire), le commentaire reçoit la note maximale sur le site.

 

Georges veut louer une voiture à un autre particulier. Il a besoin pour cela de démontrer qu’il est assuré et qu’il a un bon bonus, sans pour autant dire qui il est avant d’avoir conclu. Il passe par un quart de confiance qui se porte garant de ces informations auprès du site d’autopartage.

Scénario dans la plate-forme de l’expérimentation MesInfos

Echange ponctuel et/ou limité dans le temps d’informations personnelles certifiées avec des tiers, avec ou sans anonymisation, à des fins précises et pilotées par l’utilisateur.

  • Validation de commentaires sur des sites d’avis de consommateurs (ex. TripAdvisor) :
    • En recevant un avis d’un nouvel utilisateur (voire d’un utilisateur connu), le site d’avis interroge son profil (via un « quart de confiance » qui préserve l’anonymat de l’utilisateur) pour disposer d’ »indices » sur la véracité de cet avis : a-t-il bien acheté ce produit (traces de navigation sur un site marchand, d’une transaction bancaire, etc.), était-il bien dans cet hôtel (géolocalisation, trace du débit bancaire…) ?
    • Plus il y a d’indices, plus l’avis reçoit une note de crédibilité élevée. Cette note peut s’enrichir d’éléments liés à l’ancienneté du commentateur, à son statut sur d’autres sites (certifié par le « quart de confiance »), aux avis des autres utilisateurs sur le commentateur, etc.
    • Le « quart de confiance » a accès à l’entrepôt de données de l’individu. Il dispose également de moyens de savoir si la donnée qu’il reçoit comme indice a été modifiée par l’utilisateur ou si elle a été reçue d’une source extérieure (ex. la banque) et non modifiée.
  • Validation de caractéristiques essentielles :
    • Pour valider une caractéristique telle qu’un niveau de revenu (le « quart » atteste à un bailleur potentiel qu’au regard de ses données bancaires, le revenu du locataire potentiel dépasse X euros)
    • (plus difficile) Dans le cas d’une obligation légale de vérification de l’âge (ex. jeux, sites pour adultes), des coordonnées (banque), de la possession d’un permis, etc.

Autres fonctionnalités envisagées

  • Mise à jour automatique de données dans les bases d’entreprises ou d’administrations :
    • Une organisation avec laquelle l’individu entretient une relation durable et de confiance obtient l’autorisation de « s’abonner » à certaines données de l’utilisateur.
    • L’autorisation précise : les données concernées ; la fréquence de mise à jour ; la durée de l’autorisation.
    • A chaque échéance, l’entreprise interroge l’entrepôt de données de l’individu et met à jour ses bases.
    • L’individu dispose d’un tableau des mises à jour demandées et réalisées. Il peut à tout instant modifier ou supprimer les autorisations.
  • (Service proche du précédent) « Dites-le nous une seule fois ! », une mise à jour importante (ex. adresse, coordonnées bancaires…) se répercute automatiquement sur n organisations.
  • Intentcasting : expression d’intentions d’achat, étayées par des éléments de profil
    • Un consommateur exprime un besoin (immédiat ou proche).
    • Il passe par un « quart de confiance » qui va « publier » ce besoin auprès d’offreurs potentiels, sans dévoiler l’identité du consommateur. Pour ce faire, le « quart de confiance » pourra aussi obtenir d’autres informations de profil, d’usage, de solvabilité, etc., suffisamment certifiées pour pouvoir à son tour s’engager auprès des offreurs sur leur véracité.
    • Le « quart de confiance » reçoit des offres, élimine les moins sérieuses et transmet les autres au consommateur. Il peut remonter les offres brutes, ou apporter une plus grande valeur ajoutée (ex. comparaison).
    • Le consommateur engage ou non une transaction avec l’un des offreurs. Les autres sont informés que leur offre n’aura pas de suite.

A qui ce service s’adresse-t-il ?

  • Des consommateurs ayant l’habitude d’exprimer leur avis sur le web
  • Des consommateurs à la fois actifs, pressés et sensibles à la protection de leurs données personnelles
  • Des entreprises qui souhaitent pouvoir entrer dans une relation de confiance durable avec des consommateurs

Bénéfices utilisateurs

  • Gagner du temps
  • Disposer de données à jour
  • Pouvoir attester de la véracité des données fournies à un interlocuteur sans dévoiler son identité

Données utilisées

  • Identité
  • Toutes données pouvant constituer des « caractéristiques » de l’individu

En quoi ce service est-il innovant ?

  • Il combine l’intervention « ascendante » des consommateurs (avis, P2P, intentcasting…) avec la fiabilité des données
  • Il fournit aux entreprises des données de qualité tout en protégeant les individus, voire en assurant leur anonymat

Quels modèles économiques ?

  • Les prestations du « quart de confiance » ont de la valeur pour les organisations : selon les cas, certification des données, mise à jour, présentation de demandes qualifiées… Cette valeur pourrait par exemple se réaliser au travers de tarifs publics, standards et uniformes, payés par les entreprises en contrepartie de l’accès aux données, ce qui protégerait des conflits d’intérêt.





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